Le rêve qui se réalise

Dans le cadre enchanteur du cœur du village de Duverger, s’est tenue, le dimanche 3 juin 2018, la cérémonie d’inauguration de la bibliothèque communautaire que l’on nomme « Biblyotèk Mèt Bo ». Enfants, parents et grands-parents de la localité ont assisté à l’accomplissement d’un rêve chéri depuis tant d’années par Dieujuste Beauger,
Mèt Bo.

En expliquant ce qui l’avait poussé à passer d’incalculables heures et à consacrer d’importantes ressources pour construire et fournir la bibliothèque en livres, Mèt Bo a tôt fait d’insister sur son amour du beau et son affection du rêve.

Quoi de mieux que des livres pour forger d’indéfectibles amitiés qui font voyager et rêver. Dès lors, tout devient possible. Cette bibliothèque, en plus d’être un puissant outil offert à tous ceux qui veulent saisir l’opportunité, incarne le message que l’éducation rend accessibles tous les rêves qui a priori semblent lointains.

La bibliothèque est mue d’une initiative personnelle de Mèt Bo qui date d’il y a plus de cinq ans. Alors que la construction de l’école Nouvel Horizon battait son plein, Mèt Bo a senti le besoin d’oser. D’oser placer entre chèvres, ânes, champs de millet et de maïs une oasis d’idées fraiches qui abreuveraient les esprits des petits comme des grands. C’est aujourd’hui que cette source d’inspiration additionnelle est rendue à Duverger.

Une aide précieuse

Sans l’aide précieuse de Carole Lamothe, que les Duvergerois nomment affectueusement du sobriquet Mammy Ca, cette bibliothèque n’aurait pas vu le jour. Ce n’est pas une coïncidence que la salle où résident les livres a été nommée Salle Carole Lamothe. Il s’agit d’un témoignage de l’effort et du dévouement soutenus dont Mammy Ca a fait preuve pour assurer l’approvisionnement et la bonne organisation de la bibliothèque.

Un projet structurant

Cette inauguration, dans l’esprit de tous, n’est qu’un accélérateur que Mèt Bo offre au milieu qui l’a vu grandir et s’épanouir. À se fier aux regards et sourires enthousiastes des personnes présentes à l’inauguration, plusieurs d’entre elles voyageront au gré de la plume de Maupassant, d’Homère et même de Michel Tremblay. Comme le veut un vieil adage, on mesure la grandeur d’un être non pas par l’endroit où il est rendu mais plutôt par la longueur du chemin parcouru.

Mèt Bo, les Duvergerois sont très fortunés que ton long chemin et le leur ne fassent qu’un.

Patrick Beauger
Duverger, le 3 juin 2018

Ce contenu a été publié dans École. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.